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Les couverts végétaux : alliés de l’agriculture durable et de la performance agronomique

Face aux défis climatiques, économiques et environnementaux, les agriculteurs cherchent des leviers efficaces pour améliorer la résilience de leurs sols tout en optimisant leurs pratiques. Les couverts végétaux s’imposent aujourd’hui comme une solution agronomique incontournable. Chez Kverneland, constructeur de matériel agricole innovant, nous accompagnons cette évolution en proposant des outils performants pour l’implantation, l’entretien et la gestion des couverts.

Qu’est-ce qu’un couvert végétal ?

Un couvert végétal est une culture temporaire, implantée entre deux cultures principales. Sa vocation première n’est pas d’être récolté, mais son rôle dans le système de culture est fondamental : il couvre, protège et nourrit le sol pendant les périodes où celui-ci serait autrement nu et vulnérable.

Selon les objectifs de l’agriculteur, le choix des espèces et le mode de gestion des couverts peuvent varier : légumineuses, graminées, crucifères ou encore plantes mellifères sont autant d’options qui permettent d’adapter le couvert aux besoins spécifiques de chaque parcelle.

Des bénéfices multiples pour l’agriculteur et l’environnement

L’implantation de couverts végétaux présente de nombreux avantages agronomiques et environnementaux :

  • Amélioration de la structure du sol : les systèmes racinaires des plantes décompactent naturellement le sol, favorisent la porosité et facilitent l’infiltration de l’eau.
  • Réduction de l’érosion : un sol couvert est un sol protégé contre le ruissellement et la perte de particules fines.
  • Apport de matière organique : en se décomposant, les couverts enrichissent le sol et favorisent la vie microbienne.
  • Fixation de l’azote atmosphérique : certaines légumineuses permettent une économie d'engrais azotés pour la culture suivante.
  • Contrôle des adventices : une couverture dense peut concurrencer les mauvaises herbes et limiter leur développement.
  • Captation des nitrates : les racines des couverts piègent les éléments nutritifs, évitant leur lessivage en profondeur.

Une implantation réussie : technique et précision

Pour tirer pleinement parti des bénéfices des couverts, leur implantation doit être rigoureuse, techniquement maîtrisée et adaptée à l’objectif agronomique visé. Trois principales techniques sont aujourd’hui utilisées par les agriculteurs, chacune ayant ses spécificités en matière de coût, efficacité, et technicité.

1. Le semis direct : préserver le sol, gagner du temps

Cette technique consiste à semer le couvert sans travail du sol préalable, directement dans les résidus de la culture précédente.

Avantages :

  • Préservation de la structure du sol : aucun bouleversement du profil, idéal pour les sols sensibles à  l’érosion.
  • Économie de carburant et de temps : un seul passage suffit.
  • Moins de dessèchement du sol, meilleure gestion de l’humidité.
  • Compatible avec une agriculture de conservation.

Inconvénients :

  • Exige un semoir performant, capable de travailler dans des résidus végétaux denses.
  • Implantation parfois hétérogène en cas de sol compacté ou de mulch excessif.
  • Coût d’équipement plus élevé, notamment pour les exploitants non encore équipés.

Économiquement, l’investissement initial peut être conséquent, mais il est compensé à moyen terme par les économies en carburant, en temps de travail et en intrants.
 

La gamme Kverneland u-drill pour un semis direct au disque ou le Kverneland ts-drill avec sa dent fine au carbure qui garantit une capacité de pénétration même dans les sols les plus durs et secs.

2. Le semis à la volée au déchaumage : simplicité et efficacité en un seul passage

Le semis est ici effectué simultanément à un passage de déchaumeur, souvent via une trémie frontale ou un système de semis localisé. Les graines sont déposées en surface ou légèrement incorporées par les disques ou dents de l’outil.

Avantages :

  • Deux opérations en une : déchaumage + semis = gain de temps et réduction des passages.
  • Bonne levée des graines grâce à une incorporation légère et un bon contact graine/sol.
  • Adapté à un grand nombre d’espèces, notamment les mélanges.

Inconvénients :

  • Moins précis qu’un semis en ligne : la répartition des graines peut être irrégulière selon la vitesse ou la rugosité du sol.
  • Sensibilité à la météo : en conditions très sèches, la germination peut être compromise.
  • Moins adapté aux petites graines très sensibles à la profondeur de semis.

Sur le plan économique, cette solution est intéressante car elle valorise un équipement déjà présent sur l’exploitation. Le coût de la trémie ou du système de semis est modéré, avec un retour sur investissement rapide.
 

Les gammes de déchaumeurs Kverneland Qualidisc et Kverneland Turbo peuvent être combiné au semoir micro-granulateur a-drill, ou équipés d’une tête de distribution pour être combiné à une trémie frontale Kverneland f-drill.

3. Le semis en ligne classique : précision et maîtrise de la levée

Cette méthode consiste à semer les couverts avec un semoir en ligne combiné à un outil de travail du sol, souvent après un ou plusieurs passages de déchaumage léger.

Avantages :

  • Excellente régularité de répartition et maîtrise de la profondeur.
  • Levée homogène, surtout pour les mélanges techniques ou les espèces à graines fines.
  • Idéal pour les couverts à haute valeur agronomique (trèfle, vesce, phacélie…).

Inconvénients :

  • Temps de chantier plus long, surtout en grandes surfaces.
  • Nécessite un sol déjà préparé, donc un ou deux passages en amont.
  • Coût plus élevé en main-d’œuvre, consommation de carburant et usure de matériel.

Économiquement, cette technique est plus coûteuse à court terme, mais elle garantit une meilleure levée, une densité de peuplement optimale, et une efficacité agronomique élevée, notamment dans les systèmes intensifs ou exigeants.

Le semoir solo Kverneland Satio ou le combiné de semis Kverneland e-drill, avec son élément de semis CX-II pour la garantie d’un semis précis au millimètre près. La version double cuve e-drill maxi-plus permet de semer 2 types de graines de manière totalement indépendante.

Chaque méthode a sa place selon :

  • le système de culture (conservation, conventionnel, bio…),
  • le matériel disponible sur l’exploitation,
  • les objectifs visés (restitution azotée, couverture hivernale, structuration…),
  • les conditions pédoclimatiques.

Kverneland propose une large gamme de solutions modulables, permettant à chaque agriculteur de construire sa propre stratégie de gestion des couverts, en alliant efficacité technique, simplicité d’usage, et rentabilité économique

 

Vers des systèmes agricoles plus durables

L’usage des couverts s’inscrit pleinement dans une démarche d’agriculture de conservation des sols ou d’agriculture régénérative. Il permet à la fois :

  • de limiter les intrants,
  • de stocker du carbone dans le sol,
  • de renforcer la biodiversité,
  • et d’améliorer la rentabilité à long terme.

Ces pratiques sont également encouragées par de nombreuses aides agro-environnementales (MAEC, HVE, etc.), renforçant leur attractivité économique pour les exploitants.

Conclusion

Intégrer les couverts végétaux dans son système de culture, c’est investir dans la fertilité et la résilience de ses sols. Pour les accompagner dans cette transition agroécologique, Kverneland met son expertise technique et sa capacité d’innovation au service des agriculteurs.

Du semis à la gestion mécanique des couverts, nos solutions permettent de concilier performance agronomique, rentabilité et respect de l’environnement.

En résumé

Intégrer les couverts végétaux dans son système de culture, c’est investir dans la fertilité et la résilience de ses sols. Pour les accompagner dans cette transition agroécologique, Kverneland met son expertise technique et sa capacité d’innovation au service des agriculteurs.

Du semis à la gestion mécanique des couverts, nos solutions permettent de concilier performance agronomique, rentabilité et respect de l’environnement.